La tique vit dans les bois et buissons humides mais peut aussi se rencontrer dans les prairies, jardins et parcs (30% des piqures ont lieu dans les jardins privés). Les piqûres de tiques infectées par des Borrelia (absorbées lors d'un repas sanguin de ladite tique sur un animal infecté) interviennent principalement au printemps et au début de l’automne. Cependant, le risque est estimé présent toute l'année, y compris l'hiver.
Aucune région de France n'est plus épargnée.
Les tiques ne sautent ni ne volent. Elles attendent sur la végétation le passage de leur victime pour s'y accrocher via ses membres inférieurs. Elles gagnent ensuite le cuir chevelu ou des zones du corps où la peau est plus fine (aisselle, aine, pubis) pour planter leur rostre dans la peau et sucer le sang. Ce faisant, elles peuvent injecter par leur salive jusqu'à 7 agents pathogènes différents et générer ainsi des co-infections.
Le principal mode de transmission de la maladie de Lyme est la morsure de tique infectée et ce, à tous les stades de son développement : larve, nymphe ou adulte.
Le plus souvent asymptomatique, la maladie peut causer des troubles neurologiques, dermatologiques, articulaires et, plus rarement, cardiaques ou ophtalmiques. Elle peut toucher des organes divers ou impacter de multiples systèmes du corps.
Quels sont les symptômes ?
Une rougeur nouvellement apparue et qui s'étend sur votre peau doit vous alerter ! Les piqûres sont indolores (la tique injecte un anesthésiant local), parfois invisibles si elles sont localisées sur le cuir chevelu ou sur une zone peu accessible à la vue. De plus, certaines tiques à l’état de nymphe sont très difficilement visibles à l’oeil nu. Et pourtant, cette rougeur (appelée « érythème migrant ») doit vous inciter à consulter rapidement votre médecin traitant.
Bien qu’infectieuse, la maladie de Lyme n'est pas contagieuse. Elle peut s'exprimer et évoluer pendant de nombreuses années. Ces manifestations sont multiples, c’est ce qui fait la difficulté du diagnostic :
- fatigue, frissons, fièvre, maux de tête, douleurs musculaires et articulaires, ganglions lymphatiques enflés et nausées.
- difficultés de concentration ou de mémorisation, sautes d’humeur, douleurs musculaires et/ou articulaires, atteintes cutanées (érythèmes).
Tout dépend du stade de la maladie.
En tout état de cause, la prévention et la vigilance restent les seules armes efficaces contre cette maladie entre mal connue.
Comment se protéger ?
Il est conseillé, au cours de promenades en forêt ou dans les champs :
- de porter des vêtements longs et des chaussures fermées pour empêcher les tiques de se fixer sur la peau. Un pantalon et une paire de guêtres sont efficaces. De même qu'une chemise à manches longues. Choisissez des vêtements clairs ou unis pour localiser les tiques plus facilement.
- d'utiliser des répulsifs. On peut coupler l’utilisation de répulsifs pour les vêtements à des répulsifs à appliquer sur la peau.
- au retour de promenade, de procéder à une inspection minutieuse et de se débarrasser rapidement des tiques fixées à la peau et se trouvant sur les vêtements.
La tique doit être extraite à l'aide d'un tire-tique, que l’on trouve en pharmacie.
- de surveiller durant les jours suivants l'éventuelle apparition d'une auréole rouge (érythème migrant). Si tel est le cas, il convient d'aller consulter votre médecin traitant.





