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Daniel RIGAUD, professeur de nutrition - Dijon


Daniel RIGAUD


Professeur de nutrition et médecin nutritionniste spécialiste des troubles du comportement alimentaire - Dijon


Intervention lors de notre réunion annuelle du 24 mars 2017 à Dijon




Comportement alimentaire

La régulation de la prise alimentaire s’est construite chez l’homme voici plusieurs dizaines de milliers d’années. Elle est l’héritage d’un processus vieux de plusieurs centaines de millions d’années.
La plupart des signaux périphériques, des centres cérébraux, des neuromédiateurs et des hormones qui régulent/modulent la prise alimentaire sont les mêmes, à très peu de choses près, que celles qui opèrent chez les reptiles et les oiseaux.
Nous, humains, nous y avons seulement ajouté la cognition, qui assure la « couverture intelligente » des besoins et dangers théoriques.
Il nous faut avoir ceci en tête quand nous réfléchissons au contrôle de la prise alimentaire.

De façon globale, on peut dire que l’acte alimentaire a pour objet de rétablir un état d’homéostasie pré-établi. En d’autres termes, l’alimentation s’est construite autour du besoin vital de croître, se renouveler, puis rester en l’état (adulte en état stable), tout en maintenant un niveau de réserves énergétiques acceptable.

L’organisme définit un « état nutritionnel de référence » ("set-point" des anglo-saxons). Si l’animal ou l’homme s’en écartent, l’organisme rend opérationnel un système d’ajustement dont le but est de rétablir cet état de référence. Chez un homme en bonne santé qui mange plus que ses besoins, si l’augmentation reste raisonnable et la prise de poids modérée, le poids retourne à sa valeur antérieure tout seul. Ceci se fait hors du champ de la conscience et sans effort.

Avant, il fallait aller chasser, cueillir, puis transporter, stocker (un peu) et partager les aliments qu’on avait trouvés. Manger était compliqué, d’où l’expression « Il faut manger pour vivre ».
Manger est devenu « bien trop facile ». Le proverbe est devenu « Il faut ne pas trop manger, pour vivre longtemps ». C’est très nouveau (à peine trente ans).



Manger est une fonction vitale. La nature a donc imaginé des valeurs ajoutées pour conduire les individus à faire les efforts requis pour aller manger. Ces valeurs ajoutées, nous l’avons vu, sont de nature énergétique (la faim) et hédonique (le plaisir).

Les deux systèmes sont couplés. La faim renforce le plaisir, le plaisir la faim.